Le séjour d’Israël  dans le désert du Sinaï pendant 40 ans fut écrit dans la Bible pour nous avertir, nous qui arrivons à

la fin des siècles!

 

Paul nous encourage au chapitre 10 de sa première épître aux Corinthiens à méditer sérieusement tous les événements qu’a vécus le peuple d’Israël au cours de sa traversée du désert du Sinaï pour ne pas tomber au cours de notre route en cette fin des siècles.

 

Ceci veut dire qu’il existe une grande ressemblance entre les conditions de vie et les attitudes des 12 tribus d’Israël pendant leur traversée du désert du Sinaï et notre vie de croyant aujourd’hui. En effet, le peuple des croyants vit aujourd’hui dans un désert spirituel symbolisé par le désert physique du Sinaï dans lequel ont vécu les Enfants d’Israël à l’époque de Moïse. Lisons ce que nous écrit Paul en I Corinthiens, chapitre 10, versets 1 à 6 :

 

« Frères, je ne veux pas que vous l’ignoriez ; nos pères ont tous été sous la nuée, ils ont tous passé au travers de la mer, ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, ils ont tous mangé le même aliment spirituel, et ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était le Christ. Mais la plupart d’entre eux ne furent pas agréables à Elohim, puisqu’ils tombèrent morts dans le désert.

Or, ce sont là des exemples pour nous, afin que nous n’ayons pas de mauvais désirs, comme ils en ont eus. »

 

Le peuple à venir des croyants d’aujourd’hui est sorti de l’emprise du péché après avoir traversé les eaux du baptême tout comme les Enfants d’Israël ont vu disparaître le joug Egyptien, après la traversée de la mer des Joncs (mer Rouge) et être sortis d’Egypte. L’armée égyptienne, y compris le pharaon a été ensevelie sous les eaux de la mer tout comme notre ancien moi charnel, notre vieil homme qui nous tenait en esclavage, est en train d’agoniser dans les eaux du baptême.

 

Le désert de Babylone la Grande,

alias le désert de la mer !

 

Mais après avoir traversé les eaux du baptême, la logique de la similitude veut que nous nous trouvions dans un désert symbolisé par celui du Sinaï. Quel est donc ce désert ? Essayons de le découvrir grâce à la parole de notre Créateur !

Lisons tout d’abord la prophétie d’Esaïe, chapitre 21, les versets 1 à 10 :

 

« Menace sur  le désert de la mer. Comme s’avance l’ouragan dans le Négueb, il vient du désert, du pays redoutable. Un spectacle terrible m’est révélé :

Le traître trahit, le dévastateur dévaste. Monte Elam ! Assiège Médie ! Je fais cesser tous les soupirs, c’est pourquoi tous mes reins sont remplis de souffrance ; des douleurs me saisissent, comme les douleurs d’une femme qui accouche ; les spasmes m’empêchent d’entendre, le tremblement m’empêche de voir. Mon cœur est égaré, la terreur s’empare de moi ; la nuit de mes plaisirs, Elohim en fait une nuit d’épouvante. On dresse la table, la garde veille, on mange, on boit… Debout, princes ! Oignez le bouclier ! Car ainsi m’a parlé le Seigneur :

Va, place le guetteur ; qu’il annonce ce qu’il verra. Il voit de la cavalerie, des cavaliers deux à deux, des cavaliers sur des ânes, des cavaliers sur des chameaux ; et il était attentif, très attentif. Puis il s’écria comme un lion : Seigneur, je me tiens sur la tour toute la journée, et je suis planté à mon poste toutes les nuits ; et voici qu’elle arrive la cavalerie, des cavaliers deux à deux ! Il prit encore la parole et dit : Elle est tombée, elle est tombée, Babylone, et toutes les statues de ses dieux, Il les a brisées à terre !

Ô mon peuple, qui a été battu comme du grain, dans mon aire, ce que j’ai appris de Yéhoah des armées, Elohim d’Israël, je vous l’ai annoncé. »

 

Nous venons de lire dans cette prophétie qu’elle est une menace destinée au désert de la mer et un peu plus loin, la prophétie d’Esaïe nous révèle que ce désert de la mer désigne en fait Babylone dont la destruction ne va pas tarder. Voilà donc un désert qui indique Babylone.

Dans le chapitre 14 du livre d’Esaïe, il nous est révélé que le roi de Babylone est implicitement Satan, l’ancien astre brillant déchu aussi connu alors sous le nom de Lucifer (qui porte la lumière en latin). Lisons les versets 4 et 12 à 17 de ce chapitre :

 

« Alors tu prononceras cette sentence contre le roi de Babylone et tu diras : Quoi donc, l’oppresseur n’est plus ! La tyrannie a cessé !…

Quoi donc ! tu es tombé du ciel, Astre brillant, fils de l’aurore ! Tu es abattu à terre, toi le dompteur des nations ! Tu disais en ton cœur :  

Je monterai au ciel, j’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Elohim, je siégerai sur la montagne de la Rencontre (ndlr : à rapprocher de la tente de la Rencontre de Yéhoah dans le désert), au plus profond du nord ; je monterai sur le sommet des nues, je serai semblable au Très-Haut.

Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, au plus profond d’une fosse. Ceux qui te voient fixent sur toi leurs regards, ils te considèrent attentivement : Est-ce là cet homme qui faisait trembler la terre, qui ébranlait les royaumes, qui réduisait le monde en désert, qui ravageait ses villes et ne relâchait pas ses prisonniers ? »

 

Cette prophétie retrace très brièvement toute l’histoire de celui qui devint Satan par sa rébellion depuis sa création comme archange porteur de lumière jusqu’à sa révolte destructrice lorsqu’il s’imagine pouvoir se comparer à son Créateur et usurper son trône. Ce sont les événements associés à cette rébellion qui ont amené toute la merveilleuse création d’Elohim à devenir un tohu bohu selon n’expression consacrée et traduite en Genèse 1, verset 2 par « La terre devint informe et vide. » C’est ce qui explique aussi que Satan est là dans le jardin d’Eden et il entre en possession d’un serpent qui va séduire Eve pour lui faire perdre l’accès direct à le vie éternelle.

Depuis lors, Satan n’a plus qu’un objectif :

 

Transformer la création en un désert tant spirituel que matériel !

 

Lisons comment Jean le voit en vision, dans le livre de la Révélation, chapitre 12, versets 16-18, en se rappelant que le dragon dont il est question n’est autre que Satan selon les versets 7 à 9 du même chapitre :

 

« Mais la terre secourut la femme, elle ouvrit sa bouche et engloutit le fleuve que le dragon avait lancé de sa gueule. Le dragon fut irrité contre la femme, et il s’en alla faire la guerre au reste de sa descendance, à ceux qui gardent les commandements d’Elohim et qui retiennent le témoignage de Jésus.

 

Et il se tint debout sur le sable de la mer. »

 

Voici donc Satan à la tête de son empire symbolisé par le sable de la mer, alias désert de la mer. C’est de cet empire que va sortir la bête décrite au début du chapitre 13 du livre de la Révélation.

Comme on peut le lire un peu plus loin au chapitre 17 de l’Apocalypse, la bête qui surgit de la mer va tout d’abord pendant un temps très court être chevauchée à contre-coeur par Babylone la grande, la grande prostituée. Cette Babylone dont l’identité causa une grande surprise à Jean (lisez à ce sujet l’article sur l’identité de Babylone la grande dans la partie dédiée à la Prophétie dans ce site) fut et sera la cause de la mort des saints et de témoins de notre Seigneur ! C’est la raison pour laquelle on peut la considérer régnant sur le désert spirituel dans lequel nous vivrons. Le peuple de notre Créateur sera enseigné dans ce désert par des hommes choisis. Lisons comment Jésus, peu avant sa mort, prie son Père pour nous à ce sujet en Jean 17 : 11 à 16 :

 

« Je ne suis plus dans le monde ; eux sont dans le monde, et moi je vais à toi. Père saint, garde-les en ton nom, ce nom que tu m’as donné, afin qu’ils soient un comme nous. Lorsque j’étais avec eux, je gardais en ton nom ceux que tu m’as donnés. Je les ai préservés, et aucun d’eux ne s’est perdu, sinon le fils de perdition, afin que l’Ecriture soit accomplie.

Et maintenant je vais à toi, et je parle ainsi dans le monde, afin qu’ils aient en eux ma joie parfaite. Je leur ai donné ta parole, et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi, je ne suis pas du monde. Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les garder du Malin. Ils ne sont pas du monde, comme moi, je ne suis pas du monde.

Sanctifie-les par la vérité. »

 

Notez bien que Jésus-Christ, avant cette dernière Pâque, a aussi été dans le monde. Lui est ensuite sorti du monde mais nous y sommes toujours. Nous y vivons comme dans le désert traversé par les enfants d’Idsraël après leur sortie d’Egypte. Ce qu’ils ont vécu et la manière dont ils l’ont vécu dans le désert du Sinaï a été écrit avec détails dans la Bible pour que nous en tirions des enseignements aujourd’hui pour savoir comment nous conduire dans un désert semblable spirituellement parlant. Et c’est ce que  nous allons aborder maintenant.

 

Sortir de l’esclavage en Egypte à l’époque de la Pâque et atteindre la Terre Promise au moment de la fête de Soukkoth !

 

Revenons donc aux Enfants d’Israël ! Ils sont sortis d’Egypte, de la maison de servitude ; peu de jours après la Pâque, au cours des jours des pains sans levain. Tout comme Jésus-Christ, ils ne font en quelque sorte plus partie de ce monde dans lequel ils ont souffert pendant tant d’années et ils sont devenus libres mais dans un désert.

Après avoir traversé ce désert et s’être engagés solennellement à être soumis à Yéhoah, le premier Roi d’Israël, les Enfants d’Israël arrivent aux frontières de la Terre Promise peu avant la fête de Soukkoth, un an et demi plus tard. Pour nous en convaincre, lisons Nombres, chapitre 13, versets 1-2 et 18 à 20 :

 

« Yéhoah parla à Moïse et dit : Envoie des hommes pour explorer le pays de Canaan que je donne aux Israélites. Vous enverrez un homme de chaque tribu de leurs pères ; chacun d’eux sera un prince….

Vous verrez le pays, ce qu’il est, et le peuple qui l’habite, s’il est fort ou faible, s’il est en petit ou en grand nombre ; ce qu’est le pays où il habite, s’il est bob ou mauvais ; ce que sont les villes où il habite, campements ou forteresses ; ce qu’est le terrain, s’il est gras ou maigre, s’il s’y trouve des arbres ou s’il n’y en a point. Fortifiez-vous. Prenez des fruits du pays.

C’était le temps des premiers raisins. »

L’époque de la récolte des premiers raisins nous indique que la visite des espions a eu lieu peu avant Soukkoth, lorsque les raisins sont en pleine récolte.

La question que nous devrons maintenant nous poser :

Aurons-nous une attitude comparable aux Enfants d’Israël alors que nous aussi sommes au seuil de l’entrée dans le Nouveau Monde promis par le Créateur et son Fils ? Allons-nous mépriser ce nouveau Royaume sur le point de nous être donné en laissant notre nature charnelle nous dominer et en ne faisant plus foi à la toute-puissance d’ Elohim. Il va bientôt nous donner l’ordre de sortir et de fuir hors de Babylone la grande (Apocalypse 18, versets 4 à 8 :

 

« Et j’entendis des cieux une autre voix : Sortez du milieu d’elle (ndlr : Babylone la grande), mon peuple, afin de ne point participer à ses péchés et de ne pas recevoir votre part de ses plaies. Car ses péchés se sont accumulés jusqu’aux cieux, et Elohim s’est souvenu de ses injustices. Payez-la comme elle a payé, et rendez-lui au double de ses œuvres ! Dans la coupe où elle a versé, versez-lui au double !

Autant elle s’est glorifiée et plongée dans le luxe, autant donnez-lui de tourment et de deuil ! Parce qu’elle dit en son cœur : Je suis assise en reine, je ne suis pas veuve et je ne verrai point le deuil, à cause de cela, en un seul jour ses plaies viendront : mort, deuil, famine, et elle sera consumée par le feu. Car il est fort, le Seigneur Elohim qui l’a jugée. »

 

Quand Elohim nous invitera à fuir et à sortir hors de Babylone la grande pour courir vers ce nouveau monde de liberté, allons-nous comme les Enfants d’Israël nous laisser guider par les dires décourageants de la plupart des espions qui nous feront peur et nous ferons perdre confiance en la toute-puissance de notre Créateur ? Préférerons-nous faire retourner vers l’Egypte, symbole de l’esclavage ? Méditer bien cette première aventure dans la traversée du désert des Enfants d’Israël pour en tirer le bon enseignement : Tâcher d’entrer en Terre promise à l’apoque de Soukkoth et ne tenter pas un séjour dans ce désert affreux pour y mourir !

 

A cette époque : Miracles spectaculaires

mais pas de Saint Esprit,

les dix commandements confiés par écrit !

 

Il y a une grande différence entre les Enfants d’Israël et le peuple très peu nombreux des vrais chrétiens d’aujourd’hui : Mis à part Moïse et les anciens à la tête du peuple, personne ne recevait le Saint-Esprit. Lisons à ce sujet Nombres, chapitre 11, versets 16-17 et 25-26 :

 

« Yéhoah dit à Moïse : Rassemble auprès de moi 70 des anciens d’Israël, de ceux que tu connais comme anciens et officiers du peuple ; amène-les à la tente de la Rencontre et qu’ils s’y tiennent debout avec toi. Je descendrai, et là je te parlerai ; je prendrai de l’esprit qui est sur toi et je le mettrai sur eux, afin qu’ils portent avec toi la charge du peuple, et que tu ne la portes pas à toi seul…

Yéhoah descendit dans la nuée et lui parla ; il prit de l’esprit qui était sur lui et le mit sur les 70 anciens. Et dès que l’esprit reposa sur eux, ils se mirent à prophétiser, mais ils ne continuèrent pas. Deux hommes, l’un nommé Eldad, et l’autre Médad, étaient restés dans le camp, et l’esprit reposa sur eux ; car ils étaient parmi les inscrits, cependant ils n’étaient pas sortis vers la tente ; et ils se mirent à prophétiser dans le camp. »

 

Si très peu nombreux sont donc ceux qui ont reçu le Saint Esprit du Créateur, par contre tous les Enfants d’Israël ont ensemble eut le privilège d’assister à la réalisation de miracles très spectaculaires et inouïs manifestant sans aucun doute possible la toute-puissance de Yéhoah, leur Seigneur. Ce sont ces miracles que Néhémie rappelle en son chapitre 9, versets 9 à 15 :

 

« Tu (ndlr : Yéhoah) as vu la détresse de nos pères en Egypte et tu as entendu leurs cris près de la mer des Joncs (ndlr : mer Rouge). Tu as fait paraître des signes et des prodiges contre le Pharaon, contre tous ses serviteurs et contre tout le peuple de son pays, parce que tu savais avec quelle audace ils les avaient traités, et tu t’es fait un nom, comme tu l’as encore aujourd’hui. Tu as fendu la mer devant eux, et ils passèrent à sec au milieu de la mer ; mais tu as précipité dans l’abîme, comme une pierre dans les eaux puissantes, ceux qui marchaient à leur poursuite.

Tu les as guidés le jour par une colonne de nuée, et la nuit par une colonne de feu qui éclairait pour eux le chemin qu’ils avaient à suivre.

Tu es descendu sur le mont Sinaï, tu leur a parlé du haut des cieux et tu leur as ordonné des ordonnances droites, des lois de vérité, des prescriptions et des commandements excellents. Tu leur as fait connaître ton saint sabbat et tu leur as prescrit par l’intermédiaire de Moïse, ton serviteur, des commandements, des prescriptions et une loi.

Des cieux, tu leur as donné du pain quand ils avaient faim, tu as fait sortir de l’eau du rocher quand ils avaient soif et tu leur a dit d’entrer en possession du pays que tu avais juré de leur donner. »

 

Yéhoah manifestait donc sa puissance par des miracles destinés à frapper les sens physiques de son peuple. La façon extraordinaire avec laquelle Yéhoah leur a prononcé les dix commandements a engendré au moment même une crainte empreinte de respect parmi tous les Enfants d’Israël. Lisons-le en Exode 20, versets 18 à 20 :

 

« Tout le peuple observait le tonnerre, les éclairs, le son du cor et la montagne fumante. A ce spectacle, le peuple tremblait et se tenait dans l’éloignement.

Ils dirent à Moïse : Parle-nous toi-même, et nous t’écouterons ; mais qu’Elohim ne nous parle pas, de peur que nous ne mourions. Moïse dit au peuple : Soyez sans crainte ; car c’est pour vous mettre à l’épreuve qu’Elohim est venu, et c’est pour que vous ayez pour lui de la crainte, afin de ne pas pécher. »

Paul, à la fin de son épître aux Hébreux au chapitre 12 et aux versets 18 à 29, nous rappelle ces événements et nous confirme que même Moïse en fut épouvanté ! Mais Paul nous lance aussi un avertissement et nous demande de prendre garde en tirant les leçons du passé :

 

« Vous ne vous êtes pas approchés, en effet, d’une montagne qu’on pouvait toucher et qui était embrasée par le feu, ni de l’obscuritén ni des ténèbres, ni de la tempête, ni du retentissement de la trompette (ndlr : du cor), ni d’une clameur de paroles telle que ceux qui l’entendirent demandèrent qu’on ne leur adresse pas un mot de plus. Car ils ne supportaient pas cette injonction : Même si une bête touche la montagne, elle sera lapidée.

Et le spectacle était si terrifiant que Moïse dit : Je suis épouvanté et tout tremblant.

Mais au contraire vous vous êtes approchés de la montagne de Sion et de la cité du Elohim vivant, la Jérusalem céleste, des myriades d’anges ; de la réunion et de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux ; de Elohim, juge de tous ; des esprits des justes parvenus à la perfection ; de Jésus, médiateur d’une nouvelle alliance ; et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel.

Prenez garde ! ne repoussez pas celui qui vous parle. Car si ceux qui repoussèrent celui qui sur la terre les avertissait, n’ont pas échappé au châtiment, à bien plus forte raison ne pourrons-nous y échapper nous-mêmes, si nous nous détournons de celui qui, des cieux, nous avertit. Sa voix ébranla alors la terre, et maintenant il nous a fait cette promesse : Une fois encore, je ferai trembler non seulement la terre, mais aussi le ciel. Ces mots : Une fois encore montrent que les éléments ébranlés seront mis à l’écart, en tant que créés, afin que subsiste ce qui n’est pas ébranlé.

C’est pourquoi, puisque nous recevons un royaume inébranlable, ayons de la reconnaissance, en rendant à Elohim un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte. Car notre Elohim est aussi un feu dévorant. »

 

La leçon du passé que nous devons tirer ici est que les Enfants d’Israël, à peine après avoir reçu les dix commandements de la manière spectaculaire que l’on sait, se sont empressés de les oublier ainsi que leur Sauveur. Lisons comment Asaph nous en parle dans le psaume 78, versets 10-11 et 42-43 :

 

« Ils ne gardèrent pas l’alliance d’Elohim et refusèrent de marcher dans sa loi. Ils oublièrent ses hauts-faits, ses miracles qu’il leur avait fait voir…

Ils ne se souvinrent pas de sa puissance, ni du jour où il les avait libérés de l’adversaire, ni de ses signes qu’il avait fait paraître en Egypte, ni de ses prodiges dans les campagnes de Tsoân. »

Les Enfants d’Israël ont la mémoire si courte qu’ils ne croient même plus en la puissance d’Yéhoah !

 

Aujourd’hui, le peuple des croyants n’a plus l’occasion de voir des miracles aussi spectaculaires que les plaies d’Egypte, qu’une traversée de la mer Rouge avec l’engloutissement de l’armée de Pharaon ou que l’énoncé des dix commandements du haut du mont Sinaï. Par contre, ces mêmes croyants reçoivent le Saint Esprit en général après leur baptême et ce Saint Esprit fait fructifier en l’homme notamment la foi ! (Galates 5 : 22 en notant que le mot qui y est traduit par fidélité est la foi au sens propre).

 

Moïse, chef visible mais voilé !

Jésus-Christ, le Seigneur invisible qui a supprimé le voile !

 

Moïse, le chef des Enfants d’Israël, était bien visible mais sa gloire, bien que passagère, l’obligeait à porter un voile pour ne pas trop effrayer son peuple. Lisons à ce sujet ce qu’écrit Paul en II Corinthiens, chapitre 3, versets 7 à 14 :

 

« Or, si ce ministère de la mort, gravé avec des lettres, a été glorieux, au point que les fils d’Israël n pouvaient fixer les regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire, pourtant passagère, de son visage, combien plus le ministère de l’Esprit ne sera-t-il pas glorieux ! Si le ministère de la condamnation a été glorieux, à bien plus forte raison le ministère de la justice est supérieur en gloire. Et, sous ce rapport, ce qui a été glorieux ne l’a pas été, à cause de cette gloire plus éminente. En effet, si ce qui passe a eu sa gloire, à bien plus forte raison ce qui demeure est glorieux.

Ayant donc une telle espérance, nous usons d’une grande liberté. Nous ne faisons pas comme Moïse, qui mettait un voile sur son visage, pour que les fils d’Israël ne fixent pas les regards sur la fin de ce qui était passager. Mais ils se sont endurcis dans leurs pensées. Car jusqu’à ce jour, quand ils font la lecture de l’Ancien Testament, le même voile demeure ; il n’est pas enlevé, parce qu’il ne disparaît qu’en Christ. »

 

En effet, le peuple des croyants d’aujourd’hui, grâce au Saint-Esprit dont nous avons parlé plus avant, n’est séparé par aucun voile de la gloire de son Seigneur Jésus ; lisons la suite des versets de Paul, versets 15 à 18 :

 

« Jusqu’à ce jour, quand on lit Moïse, il y a un voile sur leur cœur ; mais lorsqu’on se tourne vers le Seigneur, le voile est enlevé. Or, le Seigneur, c’est l’Esprit ; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. Nous tous, qui le visage dévoilé, reflétons comme un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. »

 

Manque de joie,

Refus d’obéir,

Manque de persévérance

et Vanité !

 

Voilà une liste de quelques-uns des défauts dont souffraient les enfants d’Israël. Nous en ferons le diagnostic en vue de trouver pour les croyants d’aujourd’hui des voies de sortie pour ne pas souffrir des mêmes défauts.

 

Le Manque de joie.

 

Un des éléments frappant chez les enfants d’Israël est son manque de joie pendant toute sa traversée dans le désert. Il a vite oublié la joie qui l’étreignait après sa traversée de la mer Rouge. Au lieu de cette joie qui aurait dû être de mise puisqu’ils faisaient partie d’un peuple avec en son centre, son Elohim vivant qui se déplace avec lui.

Non au lieu de cela, on trouve de l’amertume presqu’à chaque étape de ce périple.

A Mara, à peine trois jours après le passage de la mer Rouge, les premiers murmures se font entendre en Exode 15 : 23-24 :

 

« Ils arrivèrent à Mara ; mais ils ne purent pas boire l’eau de Mara, parce qu’elle était amère. D’où le nom de Mara qu’on lui donna. Le peuple murmura contre Moïse en disant : Que boirons-nous ? »

 

Au lieu de mettre joyeusement sa confiance en Yéhoah et de demander comme Moïse le fait de l’eau, le peuple se cabre et se met en colère contre Moïse qui est innocent.

 

Un mois plus tard, rebelote et on rouspète de nouveau contre Moïse et Aaron, lisons en Exode 16, versets 1 à 4 :

 

« Toute la communauté des Israélites partit d’Elim, pour arriver au désert de Sin, qui est entre Elim et le Sinaï, le quinzième jour du second mois après leur sortie du pays d’Egypte. Alors toute la communauté des Israélites murmura dans le désert contre Moïse et Aaron . Les Israélites leur dirent : Que ne sommes-nous morts par la main d’Yéhoah dans le pays d’Egypte, quand nous étions assis près des marmites de viande, quand nous mangions du pain à satiété ? Car vous nous avez fait venir dans ce désert pour faire mourir de cette faim toute cette assemblée. »

 

Les enfants d’Israël ont oublié que ce sont eux qui ont crié à l’aide à Yéhoah pour qu’il les libère de l’esclavage égyptien et ce sont encore eux qui ont librement décidé de suivre Moïse après la Pâque ! Au lieu de se faire des reproches à eux-mêmes, ils se tournent contre Moïse et Aaron dont voici la réponse, au versets 7 et 8 :

 

« …Et au matin vous cerrez la gloire d’Yéhoah, parce qu’il a entendu vos murmures contre Yéhoah ; car que sommes-nous, pour que vous murmuriez contre nous ? Moïse dit : Yéhoah vous donnera ce soir de la viande à manger, et au matin du pain à satiété ; Yéhoah a entendu les murmures que vous avez proférés contre lui ; car que sommes-nous ? Ce n’est pas contre nous que sont dirigés vos murmures, c’est contre Yéhoah. »

 

Et c’est une série sans fin de la mauvaise humeur des enfants d’Israël, lorsque nous lisons encore Exode 17, versets 1 à 3 :

 

« Toute la communauté des Israélites partit du désert de Sin, selon l’ordre d’Yéhoah pour leur départ ; ils campèrent à Rephidim ; il n’y avait point d’eau à boire pour le peuple. Alors le peuple entra en contestation avec Moïse. Ils dirent : Donnez-nous de l’eau à boire. Moïse leur répondit : Pourquoi entrez-vous en contestation avec moi ? Pourquoi tentez-vous Yéhoah ? Le peuple était là, pressé par la soif, et le peuple murmurait contre Moïse. Il disait : Pourquoi nous as-tu fait monter hors d’Egypte, pour nous faire mourir de soif, moi, mes fils et mes troupeaux ? »

 

Par contre observons l’attitude exemplaire de Moïse, lorsqu’aidé par Hour et Aaron, il contribue à la victoire d’Yéhoah contre Amalec. Lisons cet événement en Exode 17, versets 8 à 16 :

 

« Amalec vint combattre Israël à Rephidim. Alors Moïse dit à Josué : Choisis-nous des hommes, sors et combats Amalec ; demain je me tiendrai sur le sommet de la colline, le bâton d’Elohim à la main. Josué fit ce que Moïse lui avait dit, pour combattre Amalec. Moïse, Aaron et Hour montèrent au sommet de la colline. Lorsque Moïse élevait la main, Israël était le plus fort ; et lorsqu’il reposait la main, Amalec était le plus fort. Les mains de Moïse étant alourdies, ils prirent une pierre qu’ils placèrent sous lui, et il s’assit dessus. Aaron et Hour soutenaient ses mains, l’un d’un côté, l’autre de l’autre ; et ses mains restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil. Et Josué soumit Amalec et son peuple en les frappant du tranchant de l’épée.

Yéhoah dit à Moïse : Ecris ces choses comme souvenir dans le livre, et déclare à Josué que j’effacerai le souvenir d’Amalec de dessous les cieux.

Moïse bâtit un autel et l’appela du nom de : Yéhoah mon étendard (Nissi). Il dit : Parce qu’une main s’est élevée contre le trône d’Yéhoah, il y aura guerre d’Yéhoah contre Amalec, de génération en génération. »

 

Mis dans une situation pénible dûe en partie à son grand âge, Moïse, à l’encontre de l’attitude traditionnelle des enfants d’Israël, ne se met pas à murmurer contre son Créateur parce que le combat dure trop longtemps. Bien au contraire, Moïse et ses aides ont cherché des moyens d’aide pour pouvoir continuer à faire ce qu’Yéhoah attendait d’eux : Avoir les mains levées. Contrairement à Israël,

 

Il n’ont pas baissé les bras !

 

A nous de faire de même et de suivre avec persévérance le conseil de Paul en toute circonstance :

 

« Soyez toujours joyeux ! »

(I Thessaloniciens 5 : 16)

 

Refus d’obéir.

 

Un autre défaut à répétition chez les enfants d’Israël est leur refus d’obéir aux ordres clairs et précis tant d’Yéhoah que de Moïse. Cette désobéissance persistante a lieu tantôt avec des petites instructions apparemment sans importance comme celui-ci avec la manne que nous allons lire en Exode 16 : 16 à 20 :

 

« Voici ce qu’Yéhoah a ordonné : Recueillez-en chacun ce qu’il lui faut pour sa nourriture, un omer par tête, selon le nombre de personnes ; chacun en prendra pour ceux qui sont dans sa tente. Les Israélites firent ainsi ; et ils en recueillirent les uns plus, les autres moins. On mesurait ensuite avec l’omer ; celui qui en avait plus n’avait rien de trop, et celui qui en avait moins n’en manquait pas. Chacun recueillait ce qu’il lui fallait pour sa nourriture.

Moïse leur dit : Que personne n’en laisse jusqu’au matin.

Ils n’écoutèrent pas Moïse ; il y eut des gens qui en laissèrent jusqu’au matin ; mais il s’y mit des vers, et cela devint infect. Moïse s’indigna contre ces gens. »

 

Mais cette désobéissance a aussi lieu lors de la transgression de commandement très important comme celui-ci énoncé de la manière spectaculaire que l’on sait en Exode 20 :1 à 6 :

 

« Alors Elohim prononça toutes ces paroles en disant : Je suis Yéhoah, ton Elohim qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison de servitude. Tu n’auras pas d’autres elohim devant ma face.

Tu ne te feras pas de statue, ni de représentation quelconque de ce qui est en haut dans le ciel, de ce qui est en bas sur la terre, et de ce qui est dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras pas devant elles, et tu ne leur rendras pas de culte ; car moi, Yéhoah, ton Elohim, je suis un  Elohim jaloux, qui punis la faute des pères sur les fils jusqu’à la troisième et à la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui use de bienveillance jusqu’à mille générations envers ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements. »

 

Mais moins de deux mois après l’énoncé de ce commandement clé, lisons comment les enfants d’Israël vont désobéir de la manière la plus scandaleuse qui soit en Actes 7, versets 39 à 43 :

 

« Nos pères ne voulurent pas lui obéir, mais le repoussèrent, et dans leur cœur ils se tournèrent vers l’Egypte, en disant à Aaron :

Fais-nous des elohim qui marchent devant nous ; car ce Moïse qui nous a fait sortir du pays d’Egypte, nous ne savons ce qui lui est arrivé. Et, en ces jours-là, ils firent un veau ; ils apportèrent un sacrifice à l’idole et se réjouirent des œuvres de leurs mains. Alors Elohim se détourna  et les livra au culte de l’armée du ciel, selon qu’il est écrit dans le livre des prophètes :

M’avez-vous offert des victimes et des sacrifices pendant quarante ans au désert, maison d’Israël ?

Vous avez porté la tente de Molok et l’étoile de l’elohim Rompha. Ces figures que vous avez faites pour les adorer ! Aussi je vous déporterai au-delà de Babylone. »

 

 

 

Manque de persévérance !

 

Un autre grand défaut que l’on retrouve chez les enfants d’Israël à chaque épreuve, c’est son manque de persévérance.

A chaque difficulté et malgré la présence démontrée spectaculairement de Yéhoah, les enfants d’Israël s’empressaient d’oublier la raison pour laquelle ils étaient sortis d’Egypte. Ils avaient une attitude contraire à celle de la persévérance, une attitude d’abandon, de retour en arrière, de retour vers l’Egypte, vers le règne de Satan, vers l’esclavage qu’ils avaient vomi !

Une telle attitude pour le peuple des croyants aujourd’hui reviendrait à abandonner son assemblée des croyants à chaque difficulté qui se présente et se soumettre de nouveau au règne de Satan…au lieu de faire appel à l’aide de notre Père pour qu’il nous aide à surmonter l’épreuve ou à accepter un châtiment.

 

Ce défaut de manque de persévérance peut nous faire manquer la vie éternelle dans le monde à venir symbolisée par l’entrée manquée des enfants d’Israël  en Terre Promise, comme nous pouvons le lire en Nombres 14, versets 1 à 4 :

 

« Toute la communauté éleva la voix et poussa des cris, et le peuple pleura pendant cette nuit-là. Tous les Israélites murmurèrent contre Moïse et Aaron, et toute la communauté leur dit : Que ne sommes-nous morts dans le pays d’Egypte, ou que ne sommes-nous morts dans ce désert ! Pourquoi Yéhoah nous fait-il entrer dans ce pays, pour tomber par l’épée ? Nos femmes et nos petits-enfants deviendront une proie. Ne vaut-il pas mieux pour nous retourner en Egypte ? Et ils se dirent l’un à l’autre : Donnons-nous un chef et retournons en Egypte. »

 

La cause de ce manque de persévérance est inspirée par la vanité, un autre défaut à méditer car il consiste à

 

Avoir plus de foi en soi qu’en son Créateur !

 

La Vanité.

 

Le défaut de vanité est en effet la cause de ce comportement négatif des enfants d’Israël qui, au seuil de cette Terre tant espérée, en viennent à préférer la mort dans en Egypte ou le désert. Entre parenthèse, Yéhoah va satisfaire à leur demande puisqu’il va les faire errer dans le désert jusqu’à la mort du dernier d’entre eux quelque 38 ans plus tard. Lisons d’ailleurs le dialogue entre Yéhoah et Moïse à ce sujet en Nombres 14, versets 11 et 2à à 25 :

 

« Et Yéhoah dit à Moïse : Jusques à quand ce peuple m’outragera-t-il ? Jusques à quand ne croira-t-il pas en moi, malgré tous les signes que j’ai opérés au milieu de lui ?…

Et Yéhoah dit : Je pardonne comme tu l’as dit. Mais je suis vivant ! et la gloire de Yéhoah remplira toute la terre. Tous les hommes qui ont vu ma gloire et les signes que j’ai opérés en Egypte et dans le désert, qui m’ont tenté déjà dix fois et qui n’ont pas écouté ma voix, tous ceux –là ne verront pas le pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner, tous ceux qui m’ont outragé ne le verront pas. Et parce que mon serviteur Caleb a été animé d’un autre esprit et qu’il a pleinement suivi ma voie, je le ferai entrer dans le pays où il s’est rendu, et sa descendance en prendra possession.

Les Amalécites et les Cananéens habitent la vallée : Demain, tournez-vous et partez pour le désert, dans la direction de la mer des Joncs (ndlr : mer Rouge). »

 

Comment intervient la vanité dans le comportement des enfants d’Israël ? En fait, ils ont peur d’entrer dans la Terre Promise parc que le peuple qui l’habite est trop fort pour eux, ses places fortifiées ne peuvent pas être prises avec ses armes et ses moyens humains !

Voilà la vanité d’Israël :

 

Ne compter que sur soi-même et sur sa propre force pour accomplir la volonté du Créateur ! Ne pas accepter l’idée de l’existence d’un Créateur Tout-Puissant et capable de bien plus que sa propre petite force orgueilleuse et vaniteuse !

 

Les enfants d’Israël comparent l’ennemi et la menace qui existe sur la Terre Promise avec eux-mêmes. Il est en quelque sorte comme la société « avancée » dans laquelle nous vivons et qui a difficile à accepter l’existence d’un être infiniment supérieur à elle.

Cette attitude vaniteuse fait que quand un réel danger menace, notre aveuglement nous fait oublier de faire appel à l’aide au Créateur et on rate lamentablement le bonheur. Pour les enfants d’Israël, ils vont être mis dans l’impossibilité d’entrer dans la Terre Promise et ce ne sera que la génération suivante qui pourra y entrer sous la conduite de Josué.

Il est intéressant de noter que cette génération suivante n’y entrera pas à l’époque de la fête de Soukkot, au septième mois de l’année, mais à la Pâque, au premier mois de l’année. C’est ce qui nous est écrit en Josué 4, versets 19 et au chapitre 5, versets 10 à 12 :

 

« Le peuple remonta du Jourdain le dixième jour du premier mois et il campa à Guilgal à l’extrémité orientale de Jéricho…

Les Israélites campèrent à Guilgal et ils célébrèrent la Pâque, le quatorzième jour du mois, au soir, dans les plaines de Jéricho. Ils mangèrent des productions du pays, des pains sans levain et du grain rôti, le lendemain de la Pâque, en ce jour-même. La manne cessa le lendemain, quand ils mangèrent des productions du pays. Pour les Israélites, il n’y eut plus de manne et ils mangèrent des produits du pays de Canaan cette année-là. »

 

Les enfants d’Israël de la seconde génération vont entrer avec une attitude de foi en Yéhoah qui est à l’opposé de celle de leurs parents comme nous pouvons le lire en Josué 6, versets 1 à 5 et 16 à 20 :

 

« Jéricho était barrée et barricadée à cause des Israélites. Personne ne sortait et personne n’entrait. Yéhoah dit à Josué : Vois, je livre entre tes mains Jéricho et son roi, les vaillants guerriers. Vous ferez le tour de la ville, tous les hommes de guerre ; vous tournerez autour de la ville une fois. Tu feras ainsi pendant six jours. Sept sacrificateurs porteront sept cors de bélier devant l’arche. Le septième jour, vous ferez sept fois le tour de la ville, et les sacrificateurs sonneront du cor. Quand on fera retentir la corne de bélier, quand vous entendrez le son du cor, tout le peuple poussera une grande clameur. Alors, le rempart de la ville s’écroulera sur mui-même et le peuple montera, chacun devant soi….

(Verset 16) Alors, à la septième fois, les sacrificateurs sonnèrent du cor et Josué dit au peuple : Poussez des clameurs, car Yéhoah vous a donné la ville ! La ville sera vouée à Yéhoah par interdit, elle et tout ce qui s’y trouve. Seule Rahab, la prostituée, aura la vie sauve, elle et tout ce qui est avec elle dans la maison, car elle a donné abri aux messagers que nous avions envoyés. Mais attention ! Gardez-vous de l’interdit, de leur qu’ayant déclaré l’interdit, vous ne preniez de ce qui est interdit et ne ùmettiez ainsi le camp d’Israël sous l’interdit en y jetant le trouble. Tout l’argent, l’or et les objets de bronze et de fer sont consacrés à Yéhoah : ils entreront dans le trésor de Yéhoah.

Le peuple poussa des clameurs et l’on sonna du cor. Lorsque le peuple entendit le son du cor, il poussa une grande clameur, le rempart s’écroula sur lui-même, et le peuple monta vers la ville, chacun devant soi. Ils s’emparèrent de la ville. »

 

Ce texte nous fait aussi la démonstration de l’absence de vanité chez cette génération ; elle sait qu’Yéhoah marche avec eux et est Tout-Puissant. En parallèle, Yéhoah demande la participation de son peuple qu’il associe à la victoire au moment critique.

 

Quelles leçons devons-nous tirer de ces événements, nous qui vivons à la fin des siècles ?

 

N’oublions pas comme nous l’écrivions au début que tous ces textes ont été gardés précieusement pour notre enseignement. Alors comment allons-nous en profiter pour notre bien ?

Sommes-nous tellement différents de nos ancêtres d’adoption ?  Pour connaître la réponse à ces questions, il suffit de nous placer devant un miroir et de nous regarder avec attention. Un miroir qui convient particulièrement à cet effet, c’est la Parole de notre Créateur comme nous l’explique Jacques, dans son épître chapitre 1, verset 23  :

 

« Car si quelqu’un écoute la parole et ne la pratique pas, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel et qui, après s’être regardé, s’en va et oublie aussitôt comment il est. Mais celui qui a plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de liberté, et qui persévère, non pas en l’écoutant pour l’oublier, non pas en l’écoutant pour l’oublier, mais en la pratiquant activement, celui-là sera heureux dans son action même.»

 

Un manque de Foi !

 

Certes, si nous vivons dans le monde occidental, nous sommes loin de vivre comme les enfants d’Israël dans le désert ; nous ne devons pas marcher trois jours pour trouver de l’eau et nous ne devons pas attendre plusieurs semaines pour avoir de la viande.

Mais un des grands défauts de la société au milieu de laquelle nous vivons, c’est de ne jamais accepter une réduction sensible du standing de vie ! Influencé par cela, le peuple des croyants est souvent prêt à obéir au Père Créateur pour les petites choses comme le respect du jour du repos, le sabbat, ou les fêtes, le respect de la nourriture pure et enfin le paiement de la dîme. Mais le respect de ces lois ne se fait pas avec amour et zèle ; nous nous y soumettons du bout des lèvres tant que cela n’atteint pas notre confort matériel et mental !

Esaïe décrit cette attitude au chapitre 29, versets 9 à 16 :

 

« Attardez-vous et soyez atterrés ! Fermez les yeux et devenez aveugles ! Ils sont ivres, mais non de vin ; Ils chancellent, mais non par des liqueurs fortes. Car Yéhoah a répandu sur vous un esprit d’assoupissement, il a fermé vos yeux – les prophètes -, il a voilé vos têtes – les voyants -.

La vision de tout ceci est pour vous comme un livre cacheté que l’on donne à un homme qui sait lire, en disant :

Lis donc cela ! Et qui répond : Je ne peux pas, car il est cacheté !

Ou comme un livre que l’on donne à un homme qui ne sait pas lire en disant : Lis donc cela ! Et qui répond : Je ne sais pas lire.

Le Seigneur dit : Ainsi quand ce peuple s’approche de moi, il me glorifie de la bouche et des lèvres ; mais son cœur est éloigné de moi et la crainte qu’il a de moi n’est qu’un commandement de tradition humaine.

C’est pourquoi me voici ! Yéhoah va continuer à émerveiller ce peuple par des miracles et des merveilles, la sagesse des sages s’y perdra, et l’intelligence des intelligents ira se cacher.

Malheur à ceux qui se cachent de Yéhoah pour cacher leur projet, leurs œuvres se font dans les ténèbres, et ils disent : Qui nous voit et qui nous connaît ?

Quelle perversité est la vôtre ! Le potier doit-il être considéré comme de l’argile, pour que l’ouvrage dise de l’ouvrier : Il ne m’a pas fait ? Pour que le pot dise au potier : Il n’a pas d’intelligence ! »

 

Nous sommes souvent comme les enfants d’Israël en ce sens que très peu  nous ferait souhaiter retourner vers le monde et son système tout comme eux pleurèrent tant de fois et languissaient pour un retour vers l’Egypte ou même le désert. Cette attitude est guidée par un manque total de foi. Si nous avons déjà cette attitude face à de toutes petites difficultés, qu’en sera-t-il dans des situations sérieuses comme celles décrites par Paul dans l’épître aux Hébreux, chapitre 11, versets 35 à 40 :

 

« Des femmes retrouvèrent leurs morts par la résurrection. D’autres furent torturés et n’acceptèrent pas de délivrance, afin d’obtenir une résurrection meilleure (ndlr : il s’agit de la première résurrection décrite en Apocalypse 20 : 4-6).

D’autres éprouvèrent les moqueries et le fouet, bien plus, les chaînes et la prison. Ils furent lapidés, mis à l’épreuve, sciés, ils furent tués par l’épée, ils allèrent çà et là, vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, opprimés, maltraités – eux dont le monde n’était pas digne ! – errants dans les déserts, les montagnes, les cavernes et les antres de la terre. Et tous ceux-là, qui avaient reçu par leur foi un bon témoignage, n’ont pas obtenu ce qui leur avait été promis. Car Elohim avait en vue quelque chose de meilleur pour nous, afin qu’ils ne parviennent pas sans nous à la perfection. »

 

Le peuple des croyants est aujourd’hui comme un peuple de résistants en terre ennemie ; faites très attention, car une partie de l’ennemi est notre propre nature charnelle ! C’est la raison pour laquelle, Paul poursuit avec des encouragements, en Hébreux 12, versets 1 à 3 :

 

« Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeaux et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance l’épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus, qui est l’auteur de la foi et qui la mène à la perfection. Au lieu de la joie qui lui était proposée, il a supporté la croix, méprisé la honte, et s’est assis à la droite du trône de Elohim.

Considérez en effet celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle opposition contre sa personne, afin que vous ne vous fatiguiez pas, l’âme découragée. »

 

Un manque de Joie !

 

Le manque de joie est aussi un des traits qui nous fait ressembler aux enfants d’Israël. Il est de mauvais ton d’être joyeux et la mode est de trouver quantités de sujets pour se plaindre l’un à l’autre comme les enfants d’Israël avaient la coutume de le faire. Paul encourage les croyants à être toujours joyeux en sa première épître aux Thessaloniciens, au chapitre 5, verset16 !

Paul exprime d’ailleurs sa joie au chapitre 4 de son épître aux Philippiens :

 

« C’est pourquoi, frères bien-aimés que je désire vivement revoir, ma joie et ma couronne, demeurez ainsi fermes dans le Seigneur, mes bien-aimés !

J’exhorte Evodie et j’exhorte Syntyche à avoir une même pensée dans le Seigneur. Et toi aussi, fidèle collègue, oui, je te demande de les aider, elles qui ont combattu côte à côte avec moi pour l’Evangile, avec Clément et mes autres compagnons d’œuvre dont les noms sont dans le livre de vie. Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous.

Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien, mais en toutes choses, par la prière et la supplication, avec des actions de grâces, faites à Elohim vos demandes. Et la paix d’Elohim, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Christ-Jésus.

Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées ; ce que vous avez appris, reçu et entendu, et ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le. Et l’Elohim de paix sera avec vous.

J’ai éprouvé une grande joie dans le Seigneur à voir refleurir votre intérêt pour moi. Cet intérêt, vous l’aviez bien, mais l’occasion vous manquait. Je ne dis pas cela en raison de mes besoins, car j’ai appris à me contenter de l’état où je me trouve. Je sais vivre dans l’humiliation, et je sais vivre dans l’abondance. En tout et partout, j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la disette. Je puis tout par celui qui me fortifie. Cependant vous avez bien fait de prendre part à ma tribulation.

Vous le savez vous-mêmes, Philippiens, au commencement de la prédication de l’Evangile, quand j’ai quitté la Macédoine, aucune église, si ce n’est la vôtre, n’entra en compte avec moi pour ce qu’elle donnait et recevait ; vous avez été les seuls à le faire, car à Thessalonique déjà, et à deux reprises, vous m’avez envoyé de quoi pourvoir à mes besoins. Ce n’est pas que je recherche le don ; ce que je recherche, c’est le fruit abondant porté à votre compte. J’ai tout reçu et je suis dans l’abondance ; je suis comblé, ayant reçu par Epaphrodite ce qui vient de vous comme un parfum de bonne odeur, un sacrifice qu’Elohim accepte et qui lui est agréable. Mon Elohim pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Christ-Jésus. A Elohim, notre Père, la gloire aux siècles des siècles. Amen !

Saluez tous les saints en Christ-Jésus. Les frères qui sont avec moi vous saluent. Tous les saints vous saluent, principalement ceux de la maison de César.

Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit ! »

 

La joie doit habiter en nous car, au moment où nous serons invités à sortir de la nouvelle Grande Babylone, ceux qui ne le feront pas avec joie seront refoulés vers son désert pour y subir la loi, ou plus précisément l’absence de loi de Satan !

Lisons en Esaïe 48, verset 20 :

 

« Sortez de Babylone, fuyez du milieu des Chaldéens ! Avec une voix triomphante. Annoncez-le, faites-le entendre ; Propagez-le jusqu’à l’extrémité de la terre, dites :

Yéhoah a racheté son serviteur Jacob ! Ils n’auront pas soif dans les terres arides où il les conduira : il fera jaillir pour eux l’eau du rocher, il fendra le rocher, et l’eau coulera.

Il n’y a point de paix, dit Yéhoah, pour les méchants. »

 

 

Manque d’obéissance

Et

Esprit permanent de rébellion !

 

Notre tendance charnelle nous pousse constamment à ne pas obéir à notre Créateur soit par négligence soit par esprit de rébellion. La négligence quand on se met dans la tête que notre Père ne s’intéresse pas plus que cela à ce que nous faisons et si nous prenons à la légère ses lois, cela lui est à la limite indifférent. Nous pensons trop souvent que Yéhoah est trop loin pour voir toutes nos sales actions et pourtant que dit-il en Jérémie, chapitre 23, versets 23 et 24 :

 

« Ne suis-je Elohim que de près, - Oracle de Yéhoah - , Et ne suis-je pas aussi Elohim de loin ? Quelqu’un se cachera-t-il dans un lieu caché, sans que je le voie ? - Oracle de Yéhoah. Est-ce que je ne remplis pas, moi, les cieux et la terre ? - Oracle de Yéhoah. »

 

Nous faisons aussi des raisonnements inspirés par le monde qui nous entoure pour nous convaincre que ce qui est écrit dans la Bible était valable en certaines circonstances laissées à notre jugement. Nous nous faisons semblable à des Elohim capables de décider quand une loi est bonne ou non !

Rien n’a changé sous le soleil, ce qui a été, c’est ce qui sera et nous avons oublié comment les enfants d’Israël ont désobéi incessamment dans le désert, et cela pour leur perte.

 

Manque de Persévérance !

 

Un défaut particulièrement grave et criant dans le cas des croyants de notre époque, c’est le manque total de persévérance. Ce défaut est particulièrement grave aujourd’hui parce que nous vivons à l’époque critique où les promesses faites Abraham sont sur le point de se réaliser. D’une manière semblable aux enfants d’Israël quand ils étaient au seuil de la terre promise, nous sommes au seuil du Royaume Spirituel de notre Sauveur. La majorité des hommes vont se rebeller et refuser la démarche qui consiste à faire le pas en avant vers ce Royaume Promis pour la même raison que les enfants d’Israël il y a environ 3500 ans, à savoir la peur de la puissance à venir de la Bête et par conséquent un manque de confiance en la puissance de notre Père.

Pour essayer de vaincre ce manque de persévérance, nous devons garder le Royaume spirituel de notre Père en ligne de mire et ne pas nous laisser distraire par quoi d’autre que ce soit. Faisons  preuve d’esprit de liberté, de la liberté totale que notre Créateur nous donne. N’ayez pas peur de perdre votre emploi par respect pour vos propres convictions basées sur la morale et l’honnêteté. Luttez contre votre égoïsme pour que votre cœur ne devienne pas un cœur de pierre mais reste sensible pour faire le bien à votre prochain. Paul nous encourage à ne pas faire de mal même à notre adversaire aussi haineux soit-il, David n’a jamais porté la main sur son roi Saül même au moment les plus critiques où celui-ci voulait l’assassiner !

Ne cherchez pas à garder une apparence aux yeux des autres hommes mais ayez plutôt à l’esprit ces paroles fantastiques de notre Seigneur, en Matthieu, chapitre 6, versets 31 à 34 :

 

« Ne vous inquiétez donc pas, en disant : Que mangerons-nous ? Ou : Que boirons-nous ? Ou : De quoi serons-nous vêtus ? Car cela, ce sont les païens qui le recherchent. Or votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement son royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain car le lendemain s’inquiétera de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. »

 

C’est le moment de se rappeler que Yéhoah a entretenu un peuple de quelque 1 million de personnes dans le désert du Sinaï reconnu pour être invivable et il rappelle ici et là que les souliers des enfants d’Israël ne se sont pas usés et ils ont eu la manne miraculeuse chaque jour, le sabbat excepté.

 

Le Christ nous confirme que les croyants d’aujourd’hui ont une place privilégiée depuis son premier avènement :

 

« En vérité je vous le dis, beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous regardez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »

(Matthieu 13 :17)

 

Ne laissons pas ces merveilles passer loin de nous et préparons-nous à voir se réaliser ce que symbolisent les fêtes de Soukkoth, la fête de huttes mais tenons compte de l’enseignement qui nous est laissé pour ne pas répéter les erreurs des enfants d’Israël et pour ne pas manquer notre entrée avec le Seigneur dans le millénium !