Le Miroir.

 

Dans notre vie, il y a miroir et miroir et tous peuvent influencer efficacement notre vie.

Il y a le miroir dans lequel nous pouvons nous regarder pour examiner le détail de notre présentation vers l’extérieur. On se lave, se rase, s’épile et se coiffe avec l’aide d’un miroir. On peut aussi essayer une robe ou un costume ou encore une paire de chaussures grâce à un miroir. Ce miroir réfléchit notre image et nous permet d’apprécier comment le monde extérieur nous voit.

 

Pour les anglophones, il y a le journal Daily Mirror dans lequel les lecteurs peuvent se retrouver par rapport aux événements dans le monde.

 

Mais je voudrais attirer votre attention sur un miroir du troisième type, celui que nous fait découvrir Jacques :

 

« Pratiquez la parole et ne l’écoutez pas seulement, en vous abusant par de faux raisonnements. Car si quelqu’un écoute la parole et ne la pratique pas,

 il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel et qui, après s’être regardé, s’en va et oublie aussitôt comment il est.

Mais celui qui a plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui persévère, non pas en l’écoutant pour l’oublier, mais en la pratiquant activement, celui-là sera heureux dans son action même. » (Jacques 1 : 22-25)

 

La Parole contenue dans la Bible joue un rôle essentiellement semblable à celui du miroir mais, la Parole réfléchit notre image spirituelle, celle que notre Créateur voit aussi.

Si nous nous servons bien aussi de ce miroir, l’image qu’il nous renverra nous rendra heureux de la même façon que lorsque nous quittons notre salle de bain chaque matin en ayant vu que nous sommes propres et présentables.

La Bible, si après l’avoir lue et mise en pratique donne une meilleure image spirituelle, nous rendra heureux pour la vie.

 

Savoir se reconnaître.

 

Savoir se reconnaître n’est pas une tâche aussi facile que cela. Regardez par exemple l’Eglise de Laodicée dont on nous parle en

Apocalypse 3 : 17-18 :

 

« Parce que tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille d’acheter chez moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. »

 

Pour pouvoir bien se voir dans la Parole, il y a un sérieux effort d’attention à faire car nous avons tous la fâcheuse tendance à y reconnaître les autres et non pas nous-mêmes. C’était le cas de David, après qu’il ait volé Bath Shéva et fait tuer son mari Urie. Nous allons lire ce triste récit en II Samuel 12 : 1-9 :

 

« Yéhoah envoya Nathan vers David. Nathan vint à lui et lui dit : Il y avait dans une même ville deux hommes, l’un riche et l’autre pauvre. Le riche avait du petit et du gros bétail en très grande quantité. Le pauvre n’avait rien du tout sinon une petite brebis, qu’il avait achetée ; il la nourrissait, et elle grandissait chez lui avec ses fils ; elle mangeait de son pain, buvait dans sa coupe, dormait sur son sein. Elle était pour lui comme une fille. Un voyage arriva chez l’homme riche ; et le riche ménagea son petit ou son gros bétail, pour préparer un repas au voyageur arrivé chez lui ; il prit la brebis du pauvre et l’apprêta pour l’homme arrivé chez lui.

La colère de David s’enflamma violemment contre cet homme, et il dit à Nathan : Yéhoah est vivant ! l’homme qui a fait cela mérite la mort et il rendra au quadruple la brebis, pour avoir commis cette action et pour avoir agi sans ménagements.

Alors Nathan dit à David : Tu es cet homme là !

Ainsi parle Yéhoah, l’Elohim d’Israël : C’est moi qui t’ai donné l’onction comme roi sur Israël, et c’est moi qui t’ai délivré de la main de Saül ; je t’ai donné la maison de ton seigneur, j’ai placé dans ton sein les femmes de ton seigneur et je t’ai donné la maison d’Israël et de Juda. Et si cela était trop peu, j’y ajouterais encore ! Pourquoi donc as-tu méprisé la parole de Yéhoah, en faisant ce qui est mal à ses yeux ? Tu as frappé de l’épée Urie, le Hittite ; tu as pris sa femme pour en faire ta femme, et lui, tu l’as tué par l’épée des Ammonites. »

 

Nous devons nous servir de nos yeux et de notre compréhension ainsi que du Saint-Esprit que notre Père met en nous pour nous reconnaître dans la Bible.

 

Les amis de Job avaient le même défaut que David car eux aussi se servaient de la Parole pour y voir les autres qu’eux-mêmes. Job avait pourtant tellement envie de comprendre pourquoi tout ces malheurs le frappaient et il aurait tant voulu se voir dans le miroir de la parole:

 

« Instruisez-moi et je me tairai ; faites-moi comprendre en quoi je me suis égaré. Que les discours droits sont persuasifs ! Mais que prouvent vos reproches ? Pensez-vous faire des reproches à mes propos, et lancer au vent les discours d’un désespéré ?

Vous jetteriez le sort même sur un orphelin, et vous donneriez en échange votre ami ! Et maintenant, veuillez-vous tourner vers moi, vous mentirais-je en face ? Revenez, je vous en prie, ne soyez pas injustes ; revenez, ma justice existe encore ! Y a-t-il de l’injustice sur ma langue, et ma bouche ne discerne-t-elle pas les calamités ? » (Job 6 : 24-30)

 

Mais voici la réponse que fait Tsophar, l’un de ses « amis » qui ne voit pas la poutre dans son œil  (Job 11):

 

« Tsophar de Naama prit la parole et dit : Cette multitude de paroles ne trouvera-t-elle pas de réponse, et suffira-t-il d’être loquace pour avoir raison ? Tes bavardages feront-ils taire les gens ? Te moques-tu sans que personne ne te confonde ? Tu dis : mon savoir est sans reproche, et je suis pur à tes yeux. Oh ! si Elohim voulait parler, s’il ouvrait les lèvres devant toi, et s’il annonçait les secrets de sa sagesse, qui dépasse la raison, tu saurais alors qu’Elohim, pour toi, laisse dans l’oubli une partie de ta faute. Peux-tu découvrir les profondeurs d’Elohim, ou découvrir ce qui touche à la perfection du Tout-Puissant ? Elle est aussi haute que les cieux : que feras-tu ? Plus profonde que le séjour des morts : que sauras-tu ? La mesure en est plus longue que la terre, elle est plus large que la mer.

S’il passe, s’il emprisonne, s’il convoque à son tribunal, qui s’y opposera ? Car il connaît les hommes de rien, il voit l’injustice sans avoir besoin d’y faire attention.

Mais l’homme a l’intelligence d’une tête creuse, l’être humain est né comme le petit d’un âne sauvage.

Pour toi, si tu diriges ton cœur et si tu étends tes mains vers Elohim, si tu éloignes l’injustice de ta main et ne laisses par demeurer l’iniquité sous tes tentes, alors tu lèveras ton front sans tâche, tu seras ferme et sans crainte ; car tu oublieras ta peine, tu t’en souviendras comme des eaux qui se sont écoulées. Ton existence se lèvera plus brillante que le midi, les ténèbres seront comme le matin, tu seras plein de confiance, car il y aura de l’espérance ; tu regarderas autour de toi et tu te coucheras en sécurité. Tu t’étendras et personne ne te dérangeras, beaucoup imploreront ta faveur.

Mais les yeux des méchants seront consumés ; pour eux point de refuge ; leur espérance, c’est d’expirer ! »

 

Que de belles paroles comme nous entendons tant de par le monde, mais elles sont prononcées par des aveugles de la Parole qui voit des mirages au lieu de la réalité.

 

Ne pas mettre en lumière les défauts des autres !

 

N’avons-nous pas aussi cette fâcheuse tendance à éblouir notre entourage avec l’éclat si possible d’un soleil pour manifester encore plus les défauts des autres et tenir autant que possible nos péchés dans l’ombre ? Rappelons-nous que le monde des ténèbres est souvent synonyme du monde des Pharisiens. Lisons à ce sujet Luc 6 : 39-42 :

 

« Il leur dit aussi une parabole : Un aveugle peut-il conduire un aveugle ? Ne tomberont-ils pas tous deux dans une fosse ?

Le disciple n’est pas plus que le maître ; mais tout disciple accompli sera comme son maître.

Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et ne remarques-tu pas la poutre qui est dans ton œil à toi ? Ou comment peux-tu dire à ton frère : Frère, laisse-loi ôter la paille qui est dans ton œil, toi qui ne voit pas la poutre qui est dans ton œil ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras à ôter la paille qui est dans l’œil de ton frère. »

 

Un miroir pour vous transformer !

 

Si nous apprenons au contraire à bien nous servir du miroir de la Parole de notre Père qui est mis gratuitement à notre disposition, nous allons pouvoir nous transformer radicalement et nous allons devenir petit à petit comme notre Sauveur (Hébreux 1 : 3) :

 

« Ce Fils, qui est le rayonnement de sa gloire et l’expression de son être, soutient toutes choses par sa parole puissante ; après avoir accompli la purification des péchés, il s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très-hauts… »

 

Jésus-Christ est le reflet de l’image de son Père puisque que Celui-ci vit en lui. Il ne laisse plus de place pour ce qui est vain et qui ne tire pas son origine dans la Parole.

 

Le but de notre voyage sur cette terre doit rester celui que le Créateur avait en vue depuis la création de l’homme :

 

« Elohim dit : Faisons l’homme à notre image selon notre ressemblance, pour qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux des cieux, sur le bétail, sur toute la terre et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre.

Elohim créa l’homme à son image : Il le créa à l’image d’Elohim, homme et femme il les créa. »

(Genèse 1 : 26-27)