Le Péché Involontaire!

Un Péché dont le Pardon

va de pair avec une

agréable odeur qui

monte vers Yéhoah!

 

Aviez-vous déjà observé qu'il existe différentes sortes de péchés aux yeux de notre Père? Peut-être avez-vous déjà entendu parlé du plus grave d'entre eux parce qu'il est impardonnable: son issue, c'est la seconde mort! Paul nous en parle dans son épître aux Hébreux, chapitre 10 et versets 18 à 39:

 

"Or, là où il y a pardon des péchés, il n'y aplus d'offrande pour le péché. Ainsi, donc frères, nous avons l'assurance d'un libre accès au sanctuaire par le sang de Yashuah, accès que Yashuah a inauguré pour nous comme un chemin nouveau et vivant au travers du voile, c'est à dire de sa chair; et nous avons un  souverain sacrificateur établi sur la maison de notre Père. Approchons-nous donc d'un coeur sincère, avec une foi pleine et entière, le coeur purifié d'une mauvaise conscience et le corps lavé d'une eau pure. Confessons notre epsérance sans fléchir, car celui qui a fait la promesse est fidèle. Veillons les uns sur les autres pour nous inciter à l'amour et aux oeuvres bonnes. N'abandonnons pas notre assemblée comme c'est la coutume de quelques-uns, mais exhortons-nous mutuellement, et cela d'autant plus que vous voyez le Jour s'approcher.

Car si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais une attente terrifiante du jugement et l'ardeur du feu prêt à dévorer les rebelles! Si quelqu'un a violé la loi de Moïse, il est mis à mort sans pitié, sur la déposition de deux ou trois témoins. Combien pire, ne pensez-vous pas, sera le châtiment mérité par celui qui aura foulé aux pieds le Fils de notre Père, tenu pour profane le sang de l'alliance par lequel il avait été sacrifié, et qui aura outragé l'Esprit de la grâce! Car nous connaissons celui qui a dit: A moi la vengeance, c'est moi qui rétribuerai. Et encore: Le Seigneur jugera son peuple. Il est terrible de tomber dans les mains du Créateur vivant!

Mais souvenez-vous de ces premiers jours où, après avoir été éclairés, vous avez soutenus un grand et douloureux combat: d'une part exposés en spectacle par les opprobres et les tribulations, d'autre part vous rendant solidaires de ceux qui subissaient ce traitement. En effet, vous avez eu de la compassion pour les prisonniers, et vous avez accepté avec joie qu'on vous arrache vos biens, sachant que vous aviez des possessions meilleures et permanentes. N'abandonnez donc pas votre assurance qui comporte une grande récompense! Vous avez en effet besoin de persévérance, afin qu'après avoir accompli la volonté de votre Père, vous obteniez ce qui vous est promis.

Car encore un peu de temps - bien peu! Et celui qui doit venir viendra, il ne tardera pas. Et mon juste vivra par la foi. Mais s'il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui.

Quant à nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui croient pour sauver leur âme."

 

Paul nous encourage à ne pas abandonner notre assemblé, dans la mesure où on nous autorise à la fréquenter. Paul nous encourage aussi à persévérer et à garder notre assurance. Notons au passage que la persévérance est un des attributs de l'Eglise de Philadelphie comme nous pouvons le lire en Apocalypse 3.

 

A côté du péché impardonnable dont nous venons de parler très brièvement, il existe d'autres formes de péchés. Il y a tout d'abord les péchés qui sont le fruit de la tentation dû à notre nature charnelle. Ce sont des péchés que nous souhaiterions ne pas commettre mais auxquels nous succombons. Paul nous en parle dans son épître aux Romains, chapitre 7 et versets 13 à 25:

 

"Ce qui est bon est-il devenu pour moi la mort? Certes non! Mais le péché, afin de se manifester en tant que péché, a produit en moi la mort par ce qui est bon, afin que, par le commandement, le péché apparaisse démesurément péché.

Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car ce que j'accomplis, je ne le comprends pas. Ce que je veux, je ne le pratique pas, mais ce que je hais, voilà ce que je fais. Si ce que je ne veux pas, je le fais, je déclare, d'accord avec la loi, qu'elle est bonne. Maintenant, ce n'est plus moi qui accomplis cela, mais le péché qui habite en moi. Car je le sais: Ce qui est bon n'habite pas en moi, c'est à dire dans ma chair. Car je suis à même de vouloir, mais non pas d'accomplir le bien. Je ne fais pas le bien que je veux, mais je pratique le mal que je ne veux pas. Si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui l'accomplis, mais le péché qui habite en moi. Je trouve donc cette loi pour moi qui veut faire le bien: le mal est présent à côté de moi. Car je prends plaisir à la loi du Créateur, dans mon for intérieur, mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon intelligence et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres.

Malheureux que je suis! Qui me délivrera de ce corps de mort? Grâces soient rendues au Créateur par Yashuah, l'Oint, notre Seigneur!..."

 

Les péchés dont nous parle ici Paul, nous savons tous qu'ils sont péchés lorsque nous les commettons. Mais nous agissons à contre-coeur. Ces péchés-là sont pardonnés par notre Père bien que selon le livre du Lévitique, lors de l'ancienne alliance, ils ne donnaient pas lieu à des sacrifices de bonne odeur pour Yéhoah.

 

Nous allons nous attarder maintenant plus longtemps sur une troisième famille de péché que le Créateur prend plaisir à pardonner. Un très bel exemple de ce type de péché est donné en II Chroniques, chapitre 34 et verstes 14 à 21:

 

"Quand on sortit l'argent qui avait été apporté dans la maison de Yéhoah, le sacrificateur Hilqiya trouva le livre de la loi de Yéhoah donné par l'intermédiaire de Moïse. Alors Hilqiya prit la parole et dit à Chaphân, le secrétaire: J'ai trouvé le livre de la loi dans la maison de Yéhoah. Et Hilqiya donna le livre à Chaphân. Chaphân apporta le livre au roi et lui rendit aussi compte, en disant: Tes serviteurs ont fait tout ce qui leur a été commandé; ils ont versé l'argent qui se trouvait dans la maison de Yéhoah, en le remettant entre les mains des responsables et de ceux qui font l'ouvrage. Chaphân, le secrétaire, fit encore ce rapport au roi: Le sacrificateur Hilqiya m'a donné un livre. Puis Chaphân le lut devant le roi. Lorsque le roi entendit les paroles de la loi, il déchira ses vêtements.

Le roi donna cet ordre à Hilqiya, à Ahiqam, fils de Chaphân, à Abdôn, fils de Michée, à Chaphân, le secrétaire, et à Asaya, serviteur du roi: Allez consulter Yéhoah pour moi et pour ceux qui restent en Israël et en Juda, au sujet des paroles de ce livre qu'on a trouvé; car grande est la fureur de Yéhoah qui s'est répandue sur nous, parce que nos pères n'ont pas observé la parole de Yéhoah pour agir selon tout ce qui est écrit dans ce livre."

 

Cette famille de péchés dont nous allons parler plus en détail sont les

 

Péchés Involontaires!

 

Qu'est donc le péché involontaire?

 

Un péché involontaire est celui que l'homme commet sans en avoir conscience car il ignore l'existence du commandement transgressé. Dans le passage que nous avons lu plus haut, c'est grâce à la découverte et la lecture ATTENTIVE de la loi que Josias se rend compte des péchés commis par Israël et lui.

Tous nous commettons des péchés involontaires, notamment ceux que nous avons commis avant le baptême avant notre accès à l'Eglise de notre Créateur.

Voici comment Yéhoah nous en parle dans Sa Parole, en Nombres 15: 22-24:

 

"Si vous péchez involontairement et si vous n'exécutez pas tous ces commandements dont Yéhoah a parlé à Moïse, tout ce que Yéhoah vous a ordonné par l'intermédiaire de Moïse, depuis le jour où Yéhoah a donné des commandements et plus tard dans vos générations à venir; si l'action a été commise involontairement, sans que la communauté s'en soit aperçue, toute la communauté offrira un jeune taureau  en holocauste d'une agréable odeur à Yéhoah, avec son offrande et sa libation, selon l'ordonnance, elle offrira encore un bouc en sacrifice pour le péché."

 

La définition donnée par Yéhoah est très claire. Pour qu'un péché soit involontaire, il faut avoir transgressé l'un quelconque des commandements contenus dans la Bible, depuis le livre de la Genèse jusqu'au livre de la Révélation et cette transgression a lieu alors qu'on n'a pas conscience du sens de ce commandement.

 

La bonne attitude face au péché involontaire.

 

Lorsque nous nous rendons compte de l'existence en nous d'un péché involontaire, nous ne devons surtout pas nous laisser influencer par notre nature charnelle qui nous pousserait à adopter une attitude vaniteuse et orgueilleuse, celle d'une personne qui n'est pas prête à accepter de se voir dans le miroir telle qu'elle est mais qui veut donner d'elle-même une image mensongère.

Il ne faut pas non  plus comme Caïn rejeter la responsabilité de sa faute sur les autres, voire même mettre en cause l'Auteur de nos jours sous prétexte qu'Il nous aurait tenus dans l'ignorance de Ses commandements. Une telle attitude, qui était celle des pharisiens, serait guidée par la vanité de nous croire et de faire croire aux autres que nous sommes déjà parfaits!

Bien au contraire, nous devons accepter le fait que nous nous sommes trompés et que nous avons peut-être trompé notre entourage. Il est bon de méditer à ce sujet ce passage de Paul en son épître aux Romains, chapitre 3 et les versets 9 à 20:

 

"Quoi donc! Sommes-nous supérieurs? Absolument pas! Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l'empire du péché, selon qu'il est écrit:

 

Il n'y a pas de juste, pas même un seul; Nul n'est intelligent, nul ne cherche Elohim. Tous se sont égarés, ensemble ils sont pervertis, il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul. Leur gosier est un sépulcre ouvert, ils usent de tromperies avec leurs langues. Ils ont sous leurs lèvres un venin d'aspic. Leur bouche est pleine de malédiction et d'amertume. Ils ont les pieds légers pour répandre le sang, la destruction et le malheur sont sur leur chemin, ils n'ont pas connu le chemin de la paix. La crainte d’Elohim n'est pas devant leurs yeux.

 

Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Elohim. Car nul ne sera justifié devant lui par les oeuvres de la loi, puisque c'est par la loi que vient la connaissance du péché."

 

Il faut en conséquence nous apprenions à reconnaître que nous sommes des pécheurs mais cela doit venir du plus profond de notre coeur et non pas du bout de nos lèvres. Si nous ne faisons que le dire, nous sommes semblables aux pharisiens et Yashauah (Jésus) nous dit ce qu'il en pense en Matthieu 23, versets 1 à 3:

 

"Alors Yashuah s'adressa aux foules et à ses disciples et dit:

Les scribes et les Pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Faites donc et faites tout ce qu'ils vous diront mais n'agissez pas selon leurs oeuvres. Car ils disent et ne font pas."

 

Alors, si un jour nous nous apercevons que nous péchons contre l'un des commandements de Yéhoah dont nous ignorions l'existence ou la portée ou si un jour quelqu'un nous révèle que nous péchons, ne laissons pas l'orgueil prendre le dessus en nous et suivons plutôt les paroles de Jean dans sa première épître, depuis le chapitre 1 verset 8 jusqu'au chapitre 2 verset 2:

 

"Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n'est pas en nous.

Si nous confessons nos péchés, il (Yashuah ou Jésus) est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice. Si nous disons que nous n'avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n'est pas en nous.

Mes petits enfants, je vous écris ceci, afin que vous ne péchiez pas. Et si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Yashuah, le juste. Il est lui-même victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier."

 

Ceci devrait nous convaincre que nous avons de nombreux péchés à découvrir et à ôter de nos vies tout en demandant pardon à notre Père.

 

La première clé: l'humilité en nous.

 

Tout ceci doit nous pousser à être humbles face à un péché involontaire. Il ne faut pas non plus le passer par-dessus la jambe et le négliger comme si de tels péchés étaient sans importance aux yeux de notre Créateur. Méfions-nous de nos propres appréciations selon Proverbes 14, verset 12:

 

"Telle voie paraît droite devant un homme, mais à la fin, c'est la voie de la mort."

 

C'est un peu la même idée que nous retrouvons dans Proverbes 3: 5-8:

 

"Confie-toi en Yéhoah de tout ton coeur, et ne t'appuie pas sur ton intelligence; Reconnais-le dans toutes tes voies, et c'est lui qui aplanira tes sentiers.

Ne sois pas sage à tes propres yeux, crains Yéhoah, écarte-toi du mal: ce sera la santé pour ton coeur et un rafraîchissement pour tes os."

 

En effet, la conséquence du péché est la même pour tous les péchés quelle que soit leurs natures aux yeux de notre Père:

 

"Car le salaire du péché, c'est la mort; mais le don gratuit d’Elohim, c'est la vie éternelle en Christ-Jésus, notre Seigneur."

 

Avec ces idées à l'esprit, nous comprendrons et partagerons l'attitude du roi Josias dont nous avons lu le récit au début de cette méditation. Lisons le verdict de Yéhoah à son sujet dans le deuxième livre des Rois, au chapitre 22 et aux versets 11 à 20:

 

"Lorsque le roi entendit les paroles du livre de la loi, il déchira ses vêtements. Le roi donna cet ordre au sacrificateur Hilqiya, à Ahiqam, fils de Chaphân, à Akbor, fils de Michée, à Chaphân, le secrétaire, et à Asaya, serviteur du roi:

Allez consulter Yéhoah pour moi, pour le peuple et pour tout Juda, au sujet des paroles de ce livre qu'on a trouvé; car grande est la fureur de Yéhoah. Elle s'est enflammée contre nous, parce que nos pères n'ont pas obéi aux paroles de ce livre pour agir selon tout ce qui est écrit sur nous.

Le sacrificateur Hilqiya, Ahiqam, Akbor, Chaphân et Asaya allèrent auprès de la prophétesse Houlda, femme de Challoum, fils de Tiqva, fils de Harhas, gardien des vêtements. Elle habitait à Jérusalem, dans la ville nouvelle. Après qu'ils lui eurent parlé, elle leur dit: Ainsi parle Yéhoah,  l’Elohim d'Israël: Dites à l'homme qui vous a envoyés vers moi: Ainsi parle Yéhoah: Je vais faire venir un malheur sur ce lieu et sur ses habitants, selon toutes les paroles du livre qu'a lu le roi de Juda.

Puisqu'ils m'ont abandonné et qu'ils ont brûlé des parfums à d'autres dieux, afin de m'irriter par toute l'oeuvre de leurs mains, ma fureur s'est enflammée contre ce lieu: elle ne s'éteindra pas.

Mais vous direz au roi de Juda qui vous a envoyés pour consulter Yéhoah: Ainsi parle Yéhoah, l’Elohim d'Israël, au sujet des paroles que tu as entendues: Parce que ton coeur a été touché, parce que tu t'es humilié devant Yéhoah en entendant ce que j'ai dit contre ce lieu et contre ses habitant qui seront un objet de désolation et de mépris, et parce que tu as déchiré tes vêtements et que tu as pleuré devant moi, moi aussi, j'ai entendu, oracle de Yéhoah. C'est pourquoi, je te recueillerai auprès de tes pères, tu seras recueilli en paix dans l'un de tes tombeaux, et tes yeux ne verront pas tout le malheur que je ferai venir sur ce lieu.

Ils rapportèrent cette réponse au roi."

 

Après avoir vu ce bel exemple du roi Josias, il nous suffit de nous mettre devant le miroir pour voir ce qui ne va pas en nous. Agissons alors avec fermeté et dans la foi. Mais attention, notre Créateur attend de nous que nous soyons convaincus de ce que nous faisons. Cela veut dire que nous ne devons jamais nous laisser influencer par qui ou quoi que ce soit. Paul nous met en garde contre le danger du doute en Romains 14: 22-23:

 

"Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Elohim. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu'il approuve! Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu'il mange est condamné, parce que sa conduite ne résulte pas de la foi. Or tout ce qui ne résulte pas de la foi est péché."

 

L'exemple de Josias n'est pas le seul, lisons comment Esdras va s'humilier devant Yéhoah après avoir pris conscience des péchés de son peuple, en Esdras 9, depuis le verset 1 et jusqu'au chapitre 10, verset 12:

 

"Après que cela fut terminé, les chefs s'approchèrent de moi en disant: le peuple d'Israël, les sacrificateurs et les Lévites ne se sont pas séparés des peuples de ce pays et de leurs horribles pratiques, celles des Cananéens, des Hittites, des Phéréziens, des Yebousiens, des Ammonites, des Moabites, des Egyptiens et des Amoréens. Car ils ont pris de leurs filles pour eux et pour leurs fils et ont mêlé la descendance sainte avec les peuples de ces pays; les chefs et les magistrats ont été les premiers à commettre cette mauvaise action.

Lorsque j'entendis cela, je déchirai mon vêtement, je m'arrachai les cheveux de la tête et les poils de la barbe et je m'assis désolé.

Auprès de moi s'assirent tous ceux qui tremblaient à cause des paroles de l’Elohim d'Israël, au sujet de la mauvaise action des déportés et moi, je restai assis et désolé jusqu'à l'offrande du soir. Puis au moment de l'offrande du soir, je me levai du sein de mon humiliation, avec mon vêtement et mon manteau déchirés, je tombai à genoux, j'étendis les mains vers Yéhoah, mon Elohim et je dis:

Mon Elohim, je suis dans la confusion et j'ai honte, ô mon Elohim, de lever ma face vers toi; car nos fautes se sont multipliées par-dessus nos têtes, et notre culpabilité s'est accrue jusqu'au ciel. Depuis les jours de nos pères nous avons été grandement coupables jusqu'à ce jour; et c'est à cause de nos fautes que nous avons été livrés, nous, nos rois et nos sacrificateurs, aux mains des rois des nations, à l'épée, à la captivité, au pillage et à la confusion de la face comme aujourd'hui. Et cependant en cet instant, Yéhoah, notre Elohim, vient de nous faire grâce en nous laissant quelques rescapés et en nous accordant un abri dans son saint lieu, afin que notre Elohim éclaire nos yeux et nous donne un peu de vie au milieu de notre servitude. Car nous sommes esclaves, mais notre Elohim ne nous a pas abandonnés dans notre esclavage. Il a étendu sur nous sa bienveillance devant les rois de Perse, pour nous rendre la vie, afin que nous relevions la maison de notre Elohim et que nous redressions ses ruines, et pour nous donner une retraite en Juda et à Jérusalem. Maintenant que dirons-nous après cela, ô notre Elohim? Car nous avons abandonné tes commandements que tu nous avais prescrits par l'intermédiaire de tes serviteurs les prophètes en disant: le pays dans lequel vous entrez pour en prendre possession est un pays souillé par les impuretés des peuples de ces régions, par les horreurs dont ils l'ont rempli d'un bout à l'autre avec leurs impuretés; ne donnez donc pas vos filles à leurs fils et ne prenez pas leurs filles pour vos fils; vous n'aurez jamais souci ni de leur paix ni de leur bien-être; ainsi vous deviendrez forts, vous mangerez les meilleures productions du pays, et vous le laisserez pour toujours en possession à vos fils. Après tout ce qui nous est arrivé à cause de nos mauvaises actions et de notre grande culpabilité, quoique tu ne nous aies pas, ô notre Elohim, punis en proportion de nos fautes, et maintenant que tu nous as conservé ces rescapés, recommencerions-nous à violer tes commandements et à nous allier avec ces peuples qui font horreur? Ta colère n'éclaterait-elle pas contre nous jusqu'à nous exterminer sans laisser ni reste ni rescapés? Yéhoah, Elohim d'Israël, tu es justes car nous restons aujourd'hui comme des rescapés. Nous voici devant toi avec notre culpabilité, et nous ne saurions ainsi subsister devant ta face.

Pendant qu'Esdras, pleurant et effondré devant la maison d’Elohim  faisait cette prière et cette confession, une assemblée très nombreuse de gens d'Israël, hommes, femmes et enfants s'était réunie auprès de lui, et le peuple répandait d'abondantes larmes.

Alors Chekania, fils d'Yehiel, d'entre les fils d'Elam, prit la parole et dit à Esdras:

Nous avons été infidèles envers notre Elohim, en épousant des femmes étrangères qui appartiennent aux peuples du pays. Mais maintenant, il y encore une espérance pour Israël à ce sujet. Concluons dès lors une alliance avec notre Elohim pour le renvoi de toutes ces femmes et de leurs enfants, selon l'avis de mon seigneur et de ceux qui tremblent devant le commandement de notre Elohim. Que l'on agisse d'après la loi. Lève-toi car cette affaire te regarde. Nous serons avec toi. Fortifie-toi et agis.

Puis Esdras se leva et fit jurer aux chefs des sacrificateurs, des Lévites et de tout Israël, de faire ce qui venait d'être dit. Ils le jurèrent. Puis Esdras se retira de devant la maison d’Elohim et il alla dans la chambre de Yohanân, fils d'Eliachib; quand il y fut entré, il ne mangea pas de pain et ne but pas d'eau, parce qu'il était dans le deuil à cause de la mauvaise action des anciens déportés. On fit passer dans Juda et à Jérusalem une proclamation selon laquelle tous les anciens déportés devaient se réunir à Jérusalem; et d'après les avis des chefs et des anciens, quiconque n'y viendrait pas dans les trois jours aurait tous ses biens confisqués et serait lui-même séparé de l'assemblée des déportés.

Tous les hommes de Juda et de Benjamin se rassemblèrent à Jérusalem dans les trois jours. C'était le neuvième mois, le 20 du mois. Tout le peuple se tenait sur la place de la maison d’Elohim, tremblant à cause de la circonstance et par suite de la pluie.

Esdras, le sacrificateur, se leva et leur dit: Vous avez commis une infidélité en épousant des femmes étrangères, et vous avez rendu Israël encore plus coupable. Confessez-vous maintenant à Yéhoah, l’Elohim de vos pères, et faites sa volonté! Séparez-vous des peuples du pays et des femmes étrangères. Toute l'assemblée répondit d'une voix forte: Oui! A nous de faire comme tu l'as dit!"

 

Comme nous l'avions écrit plus haut, Esdras a ici une attitude pleine d'humilité au sujet de péchés que son assemblée a commis et dont il n'avait pas conscience, des péchés en quelque sorte involontaire pour lui. Observez qu'il ne jette pas la pierre sur les autres mais au contraire s'associe et se fait le porte-parole du peuple pour prononcer cette prière à un moment tout à fait stratégique aux yeux de Yéhoah, celui de l'offrande du soir, ce qu'il est convenu d'appeler l'heure de la prière.

 

Un autre exemple d'attitude face au péché involontaire est celui du prophète Daniel. Daniel avait déjà bien démontré son attachement à Yéhoah au temps du roi de Babylone et cela au risque de sa vie. Il aurait donc pu se considérer libéré des péchés commis par son peuple et qui ont été la cause de la captivité à Babylone. Pourtant quand il se rend bien compte de ce qui a causé cette captivité, lui non plus n'a pas une attitude d'orgueil, bien au contraire lisons avec quelle humilité, avec quelles larmes il se répand devant son Créateur. Lisons comment il prie son Elohim, lui aussi au moment de l'offrande du soir en Daniel 9: 1-19:

 

"La première année de Darius, fils d'Assuérus, de la race des Mèdes, lequel était devenu roi du royaume des Chaldéens, la première année de son règne, moi, Daniel, je compris par les livres qu'il devait s'accomplir 70 ans pour les ruines de Jérusalem, d'après le nombre des années dont Yéhoah avait parlé au prophète Jérémie.

Je tournai ma face vers le Seigneur Elohim, afin de recourir à la prière et aux supplications, par le jeûne, le sac et la cendre. Je priai Yéhoah, mon Elohim et lui fis cette confession:

Ah! Seigneur, Elohim grand et redoutable, toi qui gardes ton alliance et ta bienveillance envers ceux qui t'aiment et qui observent tes commandements! Nous avons péché, nous avons commis des fautes, nous avons été méchants et rebelles, nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes ordonnances. Nous n'avons pas écouté tes serviteurs, les prophètes, qui ont parlé en ton nom à nos rois, à nos princes, à nos pères et à tout le peuple du pays. A toi, Seigneur, la justice, et à nous la honte, comme en ce jour, aux hommes de Juda, aux habitants de Jérusalem et à tout Israël, à ceux qui sont près et à ceux qui sont loin, dans tous les pays où tu les as chassés à cause des infidélités dont ils se sont rendus coupables envers toi.

Yéhoah, à nous la honte au visage, à nos rois, à nos princes et à nos pères, parce que nous avons péché contre toi. Auprès du Seigneur, notre Elohim, la compassion et le pardon, car nous avons été rebelles envers lui. Nous n'avons pas écouté la voix de Yéhoah, notre Elohim, pour suivre ses lois qu'il avait mises devant nous par l'intermédiaire de ses serviteurs, les prophètes. Tout Israël a transgressé ta loi et s'est écarté sans écouter ta voix. Alors se sont répandus sur nous les imprécations et les serments qui sont écrit dans la loi de Moïse, serviteur d'Elohim, parce que nous avons péché contre lui. Il a accompli la parole qu'il avait prononcée contre nous et contre nos chefs qui nous ont gouvernés, en faisant venir sur nous un grand malheur, et il n'en est arrivé sous le ciel entier de semblable à celui qui est arrivé à Jérusalem. Comme cela est écrit dans la loi de Moïse, tout ce malheur est venu sur nous; et nous n'avons pas imploré Yéhoah, notre Elohim, nous ne nous sommes pas détournés de nos fautes, nous n'avons pas discerné ta vérité. Yéhoah a veillé pour que ce malheur vienne sur nous; car Yéhoah, notre Elohim, est juste dans toutes les oeuvres qu'il a faites, mais nous n'avons pas écouté sa voix. Et maintenant, Seigneur, notre Elohim, toi qui as fait sortir ton peuple du pays d'Egypte par ta main puissante et qui t'es fait une renommée comme elle l'est aujourd'hui, nous avons péché, nous avons été coupables. Seigneur, selon tous tes actes de justice, que ta colère et ta fureur se détournent de ta ville de Jérusalem, de ta montagne sainte; car, à cause de nos péchés et des fautes de nos pères, Jérusalem et ton peuple sont dans le déshonneur pour tous ceux qui nous entourent. Maintenant donc, ô notre Elohim, écoute la prière et les supplications de ton serviteur et, pour l'amour du Seigneur, fais briller ta face sur ton sanctuaire dévasté! Mon Elohim, prête l'oreille et écoute! Ouvre les yeux et regarde nos ruines et la ville sur laquelle ton nom est invoqué! Car ce n'est pas à cause de nos oeuvres de justice que nous te présentons nos supplications, c'est à cause de tes grandes compassions. Seigneur, sois attentif! Agis et ne tarde pas, par amour pour toi, ô mon Elohim! Car ton nom est invoqué sur ta ville et sur ton peuple."

 

Vous pouvez observer que cette prière est prononcée au moment de l'offrande du soir en lisant les quelques versets qui suivent dans ce même chapitre.

La deuxième clé: Savoir demander pardon.

 

Une fois que nous nous sommes rendus compte de l'existence en nous de ce péché involontaire et que nous sommes tout à fait convaincus de ce fait, la toute première chose à faire est de nous approcher de notre Créateur pour lui demander pardon avec toute l'humilité dont nous avons déjà parlé plus haut.

Ne pas demander pardon reviendrait à s'exposer à la mort, le salaire attribué par notre Père pour le péché. Par contre, si nous demandons pardon de tout notre être, nous avons la garantie que cela nous sera accordé selon Matthieu 7, versets 7 à 11:

 

"Demandez et l'on vous donnera, cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve et l'on ouvrira à celui qui frappe. Quel homme parmi vous donnera une pierre à son fils, s'il lui demande du pain? Ou, s'il demande du poisson, lui donnera-t-il un serpent? Si donc, vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux en donnera-t-il de bonnes à ceux qui les lui demandent."

 

Le pardon est effectivement une bonne chose pour tout homme qui le demande! Mais la valeur de notre demande de pardon est intimement liée à notre conviction dans notre repentir. En effet, c'est une condition essentielle dans l'énoncé du commandement relatif à ce péché volontaire, selon les textes du livre du Lévitique, chapitre 4, versets 1 à 14, 22 et 23 et 27 et 28:

 

"Yéhoah parla à Moïse et dit: Parle aux fils d'Israël et dis: Lorsque quelqu'un péchera involontairement contre l'un des commandements de Yéhoah, en commettant un acte illicite:

Si c'est le sacrificateur ayant reçu l'onction qui a péché et qui rendu par là le peuple coupable, il offrira à Yéhoah pour le péché qu'il a commis, un jeune taureau sans défaut, en sacrifice pour le péché. Il amènera le taureau à l'entrée de la tente de la Rencontre, devant Yéhoah; et il posera sa main sur la tête du taureau; il égorgera le taureau devant Yéhoah. Le sacrificateur ayant reçu l'onction prendra du sang du taureau et l'apportera dans la tente de la Rencontre; il trempera son doigt dans le sang et il en fera sept fois l'aspersion devant Yéhoah en face du voile du sanctuaire. Le sacrificateur mettra du sang sur les cornes de l'autel des parfums aromatiques, qui est devant Yéhoah dans la tente de la Rencontre; et il répandra tout le sang du taureau sur le socle de l'autel des holocaustes qui est à l'entrée de la tente de la Rencontre. Il enlèvera toute la graisse du taureau offert pour le péché, la graisse qui couvre les entrailles et toute la graisse qui est sur les entrailles, les deux rognons et la graisse qui les entoure, qui couvre les flancs, et la membrane qui couvre le foi, qu'il détachera près des rognons. Comme il les enlève du taureau dans le sacrifice de communion, le sacrificateur les brûlera sur l'autel des holocaustes. Mais la peau du taureau, toute sa chair, avec sa tête, ses pattes, ses entrailles et ses excréments, le taureau entier, il l'emportera hors du camp dans un lieu pur où l'on jette les cendres, et il les consumera au feu sur du bois; c'est sur le tas de cendres qu'il sera consumé.

Si c'est toute la communauté d'Israël qui a péché involontairement sans que l'assemblée s'en aperçoive, en commettant contre l'un des commandements de Yéhoah des actes illicites et en se rendant ainsi coupable, et lorsqu'on s'apercevra du péché qu'elle a commis, l'assemblée offrira un jeune taureau en sacrifice pour le péché, et on l'amènera devant la tente de la Rencontre...

...Lorsqu'un prince péchera en commettant involontairement contre l'un des commandements de Yéhoah, son Elohim, des actes illicites et en se rendant ainsi coupable, s'il s'aperçoit du péché qu'il a commis, il présentera en oblation un bouc mâle sans défaut...

...Si c'est quelqu'un du peuple qui a péché involontairement en commettant contre l'un des commandements de Yéhoah des actes illicites et en se rendant ainsi coupable, s'il s'aperçoit du péché qu'il a commis, il présentera en oblation une chèvre, une femelle sans défaut, pour le péché qu'il a commis."

 

A la lecture de ces passages, on voit que Yéhoah ne fait acception de personne, ces péchés involontaires peuvent avoir été commis par tous les niveaux de la société, tant le sacrificateur, le prince ou quelqu'un du peuple: ceci devrait inspirer les chefs d'Etats et de gouvernements qui sont souvent impliqués dans des actes malhonnêtes et jugés pour ces faits, mais il est très rares qu'on soit témoin de leur repentir! Au contraire, ils utilisent toutes les ficelles de la justice pour faire des appels et pour retarder leur condamnation; on est très loin des commandements bibliques!

Yéhoah insiste fort sur la nécéssité de s'apercevoir de ce péché, en d'autre mot que l'on prenne réellement conscience de ce péché. Puis Il nous demande d'offrir un sacrifice. Aujourd'hui, la nature de ce sacrifice a changé selon ce que Paul nous écrit dans son épître aux Hébreux, chapitre 7 et versets 23 à 25:

 

"De plus ces sacrificateurs ont existé en grand nombre, parce que la mort les empêchait d'être permanents; mais lui (Jésus), parce qu'il demeure éternellement, possède le sacerdoce non transmissible. C'est pour cela aussi qu'il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent d’Elohim par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur."

 

Lisons aussi la suite au chapitre 10, les versets 1 à 18:

 

"La loi, en effet, possède une ombre des biens à venir et non pas l'exacte représentation des réalités (ndlr: pour en savoir plus sur le sens du mot ombre, ne manquez pas de lire la méditation au sujet de la fête du premier jour du septième mois); c'est pourquoi elle ne peut jamais, par les sacrifices toujours identiques qu'on présente perpétuellement chaque année, amener à la perfection ceux qui s'approchent ainsi d’Elohim. Sinon, n'aurait-on pas cessé d'en présenter, puisque ceux qui rendent ce culte auraient été purifiés une fois pour toutes et n'auraient plus eu aucune conscience de leurs péchés? Mais par ces sacrifices, on rappelle chaque année le souvenir des péchés (ndlr: Paul parle ici du sacrifice offert au cours de la fête des expiations, au dixième jour du septième mois- Lévitique 16). Car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés. C'est pourquoi, en entrant dans le monde (ndlr: dont le prince est Satan), le Christ dit:

Tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande; mais tu m'as formé un corps. Tu n'as agréé ni holocaustes, ni sacrifices pour le péché. Alors j'ai dit: Voici, je viens, - Dans le rouleau du livre il est écrit à mon sujet - pour faire, ô Elohim, ta volonté.

Il dit d'abord: "Tu n'as voulu et tu n'as agréé ni sacrifices, ni offrandes, ni holocaustes, ni sacrifices pour le péché" qui cependant sont offerts selon la loi. Puis il dit: "Voici je viens pour faire ta volonté." Il abolit donc le premier culte pour en établir un second. Et c'est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l'offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes.

Tout sacrificateur se tient à son poste chaque jour pour faire son service et offrir souvent les mêmes sacrifices qui ne peuvent jamais ôter les péchés. Mais lui, après avoir présenté un seul sacrifice pour les péchés, s'est assis à perpétuité à la droite d’Elohim, et il attend désormais que ses ennemis deviennent son marchepied. Car par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés. C'est ce que le Saint-Esprit nous atteste également. Car après avoir dit:

"Voici l'alliance que je traiterai avec eux, après ces jours-là, dit le Seigneur: Je mettrai mes lois dans leur coeur et je les écrirai dans leur intelligence." Il ajoute: "Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités."

Or, là où il y a pardon des péchés, il n'y a plus d'offrande pour le péché."

 

Ce sacrifice de Jésus-Christ est donc fait pour nous, lorsque nous nous repentons d'un péché involontaire, mais observez que comme ce fut fait pour la peau, la chair et l'essentiel du taureau (Lévitique 4: 11-12 que nous avons lu plus haut), le corps de Jésus-Christ, après s'être offert dans l'enceinte de la ville sainte, son corps va être emmené hors de la ville sous les ordres des sacrificateurs, en quelque sorte en dehors du camp. Lisons à ce sujet l'épître de Paul aux Hébreux, chapitre 13, versets 10 à 14:

 

"Nous avons un autel dont les desservants du tabernacle n'ont pas le droit de tirer leur nourriture. Car les corps des animaux dont le sang a été offert pour les péchés dans le sanctuaire par le souverain sacrificateur, sont brûlés hors du camp. C'est pourquoi Jésus aussi, pour sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte. Sortons donc hors du camp pour aller à lui, en portant son opprobre.

Car nous n'avons pas ici de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir."

 

Mais il y a une grande différence aussi entre les deux époques de sacrifice, il s'agit de la vie qui est l'attribut de Jésus-Christ, notre sacrifice alors que tous les taureaux et autres sacrifices sont tous morts. C'est ce que nous avions lu en Hébreux 7: 24-25. Jésus est bien vivant et il est même notre avocat auprès du Père. C'est par son intermédiaire que nous pouvons demander au Père de bien vouloir nous pardonner de notre péché comme on nous l'écrit dans la première épître de Jean, chapitre 2, versets 1 et 2:

 

"Mes petits enfants, je vous écris ceci, afin que vous ne péchiez pas. Et si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. Il est lui-même victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier."

 

Pas de favoritisme ni d'acception de personne!

 

Ce dernier passage nous amène à un aspect tellement spectaculaire de la Justice de notre Père et de son Fils! Nous pouvions déjà nous en apercevoir plus haut lorsque nous lisions le chaptire 4 du livre du Lévitique. Yéhoah n'y faisait acception de personne en ce qui concerne le péché involontaire, tous, le sacrificateur, le prince ou l'homme du peuple  devaient suivre un processus semblable pour obtenir le pardon de son péché.

De même, les chrétiens au moment du baptême sont pardonnés de tant de péchés dont ils ne se rendaient pas compte et dont ils se sont repentis.

Mais pour tous les hommes et femmes non croyants, souvent appelés païens, notre Créateur est en train de veiller avec l'attention d'un Père aimant  pour observer ce qu'ils font de juste et d'injuste par rapport à Sa loi qu'ils ne connaissent pas encore. Lisons comment Paul nous parle de la situation de ces hommes en Romains 2, versets 11 à 16:

 

"Car auprès d’Elohim, il n'y a pas de considération de personne. Tous ceux qui ont péché sans la loi, périront aussi sans la loi, et tous ceux qui ont péché sous la loi seront jugés par la loi. Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Elohim; mais ceux qui pratiquent la loi seront justifiés. Quand les païens, qui n'ont pas la loi, font naturellement ce que prescrit la loi - eux qui n'ont pas de loi - ils sont une loi pour eux-mêmes; ils montrent que l'oeuvre de la loi est écrite dans leurs coeurs; leur conscience en rend témoignage, et leurs raisonnements les accusent ou les défendent tour à tour. C'est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Evangile, Elohim jugera par le Christ-Jésus les actions secrètes des hommes."

 

Ne croyez pas que l'énoncé de cette loi est venu avec le christianisme, il était déjà énoncé dans les commandements prononcés par Moïse au Sinaï comme nous pouvons le lire en Nombres 15: 29:

 

"Quand on agira involontairement, il y aura une même loi pour l'autochtone d'entre les Israélites et pour l'immigrant en séjour au milieu d'eux."

 

Au travail!

 

L'existence même de ces péchés involontaires commis par ignorance de la loi doit nous inciter à augmenter notre connaissance de celle-ci! Continuons à chercher humblement tout ce qui ne va pas en nous!

Il est essentiel que nous ne considérions pas sages à nos propres yeux et que nous recourions sans cesse à l'outil que notre Père nous a donné:

 

"Toute l'Ecriture est inspirée d’Elohim et utile pour enseigner, pour convaincre, pour redresser, pour éduquer dans la justice, afin que l'homme d’Elohim soit adapté et préparé à toute bonne oeuvre." (II Timothée 3: 16-17)

 

Le roi David a bien entendu cet enseignement:

 

"Ma part, ô Yéhoah! Je le dis, c'est d'observer tes paroles. Je t'implore de tout mon coeur: Fais-moi grâce, selon ta promesse! Je réfléchis à mes voies et je ramène mes pas vers tes préceptes. Je me hâte, je ne diffère pas d'observer tes commandements. Les pièges des méchants m'obsèdent; je n'oublie pas ta loi. Au milieu de la nuit, je me lève pour te célébrer à cause des jugements de ta justice. Je suis le compagnon de tous ceux qui te craignent, et de ceux qui observent tes statuts. Ta bienveillance, ô Yéhoah, remplit la terre; enseigne-moi tes prescriptions!" (Psaume 119: 57-64)

 

Comme David, nous devons lire chaque jour la Parole de notre Père et la méditer de manière à la faire intervenir dans notre vie.

Ne pas lire la Bible et ne pas en tenir compte revient à devenir aveugle et à se diriger vers une issue d'amertume.

Alors avec perséverance, suivons la route de ceux dont nous parle Jacques:

 

« Pratiquez la parole et ne l’écoutez pas seulement en vous abusant par de faux raisonnements. Car si quelqu’un écoute la parole et ne la pratique pas, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel et qui, après s’être regardé, s’en va et oublie aussitôt comment il est. Mais celui qui a plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui persévère, non pas en l’écoutant pour l’oublier, mais en la pratiquant activement, celui-là sera heureux dans son action même. »

(Jacques 1 : 22-25) .